Les voeux de Robert

de Robert Gélis

Numéro 150
Décembre 2008

8,00

Catégorie :

Saint-Romain de Benet, 2 janvier 2009

Salut à vous, ami(e)s de coeur et d’esprit,
Avant que ma prose ne devienne carrément indigeste, je me permets de vous mettre en bouche avec un quatrain totalement insipide (pour la bonne raison que la personne à qui il y est fait allusion est plutôt dessalée !).

La maman de Sarko, jugeant sa belle-fille
À ses frasques passées (Dieu sait qu’elles fourmillent !),
Au nom de la Morale, voudrait qu’elle soit punie…
Hélas ! Les preuves font défaut … CAR LA BRU NIE…

Oui, je sais, c’est un peu tiré par les cheveux ou les poils que l’on veut …

Ce Sidi, comme chaque année à la même époque, pour tenter d’amener sur vos si sympathiques visages-minois-figures-tronches-faces*** quelque sourire authentique, je dois me malaxer les neurones, au point d’avoir de la fumée qui sort par les oreilles. (Je sais que je paierai tôt ou tard ces efforts déraisonnables, mais mon fonds -ou fond masochiste remonte toujours à la surface !)

Je ne vais point faillir… Toutefois, comme il s’avère que la grande majorité d’entre nous a plus souvent des ennuis de santé que des préoccupations sentimentales, je vais rester exclusivement dans ce domaine, que ce soit avec ou sans thé, d’ailleurs.
J’espère donc, avec une sincérité absolue, et du nord au sud, que :

– votre libido cesse de harceler votre psyché ;
– vos AVC éventuels n’aient que des séquelles acceptables ;
– vos cinq sens ignorent tout de la Danse Macabre (de Camille Saint-Saëns, justement) ;
– vos sinus soient aussi irréprochables que vos monts de Vénus (Brrr ! Vous avez échappé à une autre rime comparative, qui aurait pu vous faire froid dans le bas du dos !) ;
– votre larynx et votre pharynx vous permettent de rire sans problème à gorge déployée, et de tirer facilement votre cou… ;
– vos narines ne connaissent aucun dégât (Ils sont terribles, les dégâts de la narine !) ;
– l’on puisse courir vos deux lèvres à la fois ;
– vos poumons ne bronchent pas ;
– votre coeur continue de battre entre les moments où il s’arrête ;
– l’ensemble de vos entrailles soient dignes de foie ;
– et tout le reste à lavement ;
– votre vessie et vos reins restent nuls en calcul… ;
etc.etc.etc.etc.
En deux mots, mens sana in corpore sano, carpe diem, et tutti quanti.

Persuadé que nous nous reverrons sous peu, je vous salue, vous embrasse, vous congratule, au choix. Quoiqu’au congélateur, mon amitié est intacte.

*** Barrez les mentions inutiles pour ce qui vous concerne.

P.S : Je vous autorise à adopter ma devise actuelle (c’est, ni le dollar, ni l’euro !).
« Et s’il n’en reste qu’un, j’espère bien en faire partie ! »

Robert Gélis