L’heure du bilan

de André Desforges

Numéro 171
Septembre 2013

8,00€

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Avec cet avant-dernier numéro de La Revue, une rétrospective s’impose. 172 numéros de La Revue ajoutés aux numéros de Poésie Sauva-Je, cela représente avec les suppléments pratiquement 4.000 pages format A4, soit 84.000 cm (84 km) de largeur sur 120.000 cm (120 km) de longueur. Quelque 6.000 textes publiés et pratiquement autant d’auteurs avec cette possibilité pour les jeunes ou les débutants de s’exprimer au même titre que les auteurs reconnus.

La Revue n’a jamais accepté de publicité, de subvention, ni de paiement en échange d’une publication. La cotisation reste dans ce domaine la seule source de financement. Un travail associatif, hors de tout esprit mercantile ou politique, mais impose comme ligne directrice le souci permanent, de la part des organisateurs, d’une recherche d’authenticité dans les actes comme dans les paroles.

Le monde des revues, attaqué par La Poste qui ne veut plus acheminer à tarif réduit les journaux à petit tirage et oublié par les gouvernants (de tous bords) qui ne soutiennent que les écrits à leur solde, doit envisager sa transformation et s’adapter aux techniques nouvelles : du SMS, du e-mail, de  l’internet et du numérique. Les valeurs traditionnelles disparaissent au profit de théories nouvelles basées sur le gain immédiat, le plaisir facile et l’individualisme démesuré.

Le bénévolat étant devenu une denrée rare, les associations éprouvent des difficultés et pour survivre se tournent vers les pouvoirs publics pour valoriser leurs activités. L’assistanat, très prisé des milieux dits « de gauche », est en réalité à l’opposé de l’esprit associatif, car il génère une dépendance à l’idéologie dominante qui distribue, selon son bon vouloir, la manne financière.

Il nous faut donc prendre acte de cet état de fait et réagir en conséquence. Nos Rencontres 2013, à Bordeaux, vont nous permettre de faire le point sur l’actualité et de réagir pour assumer une continuité de nos services auprès des auteurs. Plusieurs solutions sont envisageable en tenant compte de la situation économique.

Car, il faut bien le reconnaître, la crise continue à provoquer des dégâts particulièrement chez les gens de condition modeste, comme dans la classe dite « moyenne » qui ne cesse de voir ses impôts augmenter et son pouvoir d’achat diminuer. Quant aux responsables de la crise, ils n’ont jamais été aussi riches et aussi choyés même par ceux qui clamaient durant leur campagne électorale « mon véritable adversaire c’est le monde de la finance ».

Cette situation économique est l’une des causes de l’affaiblissement du monde associatif. Beaucoup de retraités limitent le nombre de cotisations et diminuent leurs dons aux causes caritatives.
Dans ce contexte, il n’est plus possible d’augmenter le montant de l’adhésion. Aux Dossiers d’Aquitaine, nous n’avons pas changé le taux de cotisation depuis 10 ans.

Voilà pourquoi, il nous faut réagir, diminuer de 50% la cotisation tout en continuant de permettre aux poètes de s’exprimer à travers un bulletin de liaison envoyé par La Poste et une lettre électronique diffusée sur internet.

Lors de notre Assemblée générale (dimanche 10 novembre, Bordeaux) nous débattrons de notre nouvelle formule. Vous êtes invités à prendre la parole.

Au grand plaisir de vous accueillir en notre cité girondine.

André Desforges et l’équipe des Dossiers d’Aquitaine