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La Résistance dans le Sud-Ouest
Auteur : Jean Lapeyre-Mensignac |
| Prix : 18,00 € Date de parution : 27/10/2006 192 pages Format : 16x24cm ISBN : 2-84622-139-1 | |
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Ils avaient vingt ans Ils combattaient dans l'ombre Ils avaient 20 ans… en 1940, quand la France fut envahie par les armées nazies. Venus d'horizons divers, ces jeunes gens ont refusé l'asservissement et lutté contre l'occupation allemande. Ils ont abandonné études et métiers … pour devenir des combattants de l'ombre sans faiblir malgré les tortures, les déportations…
Dans cette clandestinité où les différents réseaux se complètent, parfois se concurrencent en raison des affinités, des idéologies, des influences étrangères, des calculs de toutes sortes, comment rétablir la réalité? Soixante ans plus tard, les survivants, seuls et vrais témoins des combats, témoignent…
Pour l'honneur de la Résistance, pour la mémoire de leurs compagnons disparus, ils apportent aujourd'hui leur contribution à la recherche de la vérité sur ces événements, avec passion certes mais aussi avec une stricte objectivité. Jean Lapeyre-Mensignac, Pierre Barrère, Charles Franc, Guy Margariti, Jacques Nancy, en toute sincérité, continuent à s'interroger sur certains documents, apportent des éclairages nouveaux sur l'Affaire Grandclément et ses conséquences, sur la Mission Hypoténuse du colonel Bonnier, sur la disparition du colonel Camplan ainsi que sur le rôle joué par l'Organisation anglaise SOE.
La Gestapo avec à sa tête le sinistre et rusé policier Friedrich Dohse, soutenue par milice française et certains fonctionnaires collaborateurs, aidée par les dénonciations, les trahisons, les aveux sous la torture, manipule, trouble, décime les efforts de la Résistance.
C'est dans de telles conditions qu'ils furent Résistants… Ils sont aujourd'hui Notre Honneur, Notre Liberté retrouvée…
It was twenty years ago … in 1940, when France was invaded by the Nazis. Coming from diverse backgrounds, these young men and women refused suppression and fought against the German occupation. They abandonned their studies and jobs … to become fighters in the shadows, never weakening despite torture, deportation…
When diferent factions of this clandestine organisation came together, they sometimes argued over affinities, ideologies, foreign influences, conundrums of all sorts: how best to reestablish the reality ? Sixty years later the surviving members, first-hand witnesses of the fighting, tell their story…
To honour the Resistance and the memory of their lost companions, here they contribute to the search for truth about these events, with passion but also a strict objectivity. Jean Lapeyre-Mensignac, Pierre Barrère, Charles Franc, Guy Margariti and Jacques Nancy reflect honestly upon significant events, shedding new light on the ‘Grandclément Affair’ and its consequences; about Colonel Bonnier Mission Hypotenuse; about the disappearance of Colonel Camplan as well as the role played by the English Organisation, the SOE.
The Gestapo, with sinister police chief Friedrich Dohse at its head, supported by the French ‘Milice’ and certain collaborators, helped by denunciations, betrayals, confessions under torture, managed to manipulate, hampere and undo the efforts of the Resistance.
It was in these conditions that the Resistance fought… Today they are our Honour, our reclaimed Liberty…
"Par respect envers la mémoire de nos amis tragiquement disparus, comme par souci de dignité envers nous-mêmes, nous conservons toujours la discrétion, la pudeur et la retenue suffisante pour ne jamais nous laisser entraîner sur cette pente." La Résistance 2007
"Ce livre est d'abord un hommage aux résistants disparus au combat. Mais ses auteurs ont aussi tenu à apporter leur contribution à l'étude d'aspects méconnus ou mal rapportés sur les réalités de la guerre menée dans la clandestinité." Sud Ouest
"Ouvrage de référence pour sa stricte authenticité." L'écho de la Dordogne
"Un point cependant sur lequel ce lecteur doit être honnêtement prévenu, bien qu'à coup sûr il l'aurait vite compris tout seul, nous ne sommes ni des "écrivains romanciers", ni des "écrivains historiens", ni même des "écrivains tout court" ! Pas plus que nous ne sommes des professionnels de la publication.
Tout simplement, nous sommes de ceux qui ont vécu la Résistance réellement, depuis sont début jusqu'à son aboutissement. De ceux qui n'ont jamais rien eu à "expliquer", à "justifier" de leurs actions pendant cette période, rien à regretter, rien à ajouter, rien à retrancher dans leurs souvenirs.
Oui, nous sommes de ceux qui ont eu des engagements clairs, avec des comportements qui ont suivi. Nous n'avons jamais été poussés ni pendant, ni plus tard, par des idéologies, des ambitions politiques ou autres, ayant agi seulement pour aider à libérer notre patrie occupée.
De plus, nous sommes de ceux qui, après la guerre, ont tout tranquillement repris le chemin de leurs vies civiles, professionnelles et familiales, sans jamais battre les estrades pour se vanter, ou profiter, de quoi que ce soit.
La paix revenue, deux d'entre nous, très grièvement mutilés, ont dû renoncer à la reprise de leurs études et à la réalisation de leurs projets antérieurs.
L'un est devenu viticulteur sur ses terres familiales en Charente ; l'autre, maïsiculteur dans les Landes. Depuis, ils sont restés des hommes de la terre, ils ont acquis la sagesse et le bon sens des paysans.
Les deux autres eurent la chance de pouvoir reprendre leurs études interrompues, ils devinrent médecins.
Ils ont tous les deux exercé la médecine générale en milieu rural, chacun dans la petite ville où il est né, l'un dans les Landes, l'autre en Dordogne.
Ils ont ainsi acquis, au contact de la souffrance physique et morale, les dimensions et le vrai sens de l'humain. Calme et bon sens du paysan, sens de l'humain du médecin, telles sont les caractéristiques de nos natures respectives.
Les survivants, que nous sommes de cette terrible aventure, auraient très bien pu rester marqués à jamais par des sentiments de colère, de vengeance et de haine, à l'égard de certains dont les comportements méprisables et déshonorants demeurent responsables de tant de malheurs dans nos rangs. Il n'en a rien été : nous avons d'autres conceptions morales que celles-ci."