DEMAIN, DÈS L'AUBE...




Témoignage 

Le 14 juillet 1944 au matin, les forces allemandes guidées par la Milice française attaquent la ferme de Richemont, près de Saucats en Gironde, où se trouve un maquis de jeunes Résistants. La plupart ont fait leurs études au lycée Michel Montaigne de Bordeaux et préparent leur entrée dans les Grandes Écoles. Soixante ans plus tard, Vincent Rivasseau, auteur et professeur à l'Université d'Orsay, recueille le témoignage de Philippe Béguerie, seul survivant connu du massacre de Saucats. La route de Philippe va se poursuivre par d'autres combats envers les intégrismes religieux. Vincent Rivasseau recueille également le témoignage d'un autre Résistant : Guy Rivasseau qui, dès l'âge de 16 ans, tente de rejoindre le général de Gaulle à Londres. Il est arrêté par la Gestapo à l'aube du 9 mai 1944. Il a 18 ans. Sans avoir été interrogé le lendemain il est envoyé dans le camp d'extermination de Neuengamme. À son retour du camp, il ne pèse que 37 kilos, il en est le plus jeune survivant. La route de Guy va se poursuivre par d'autres combats, sans haine pour le peuple allemand il n'en restera pas moins traumatisé à vie par le traitement nazi. Le cinéma et la peinture l'aideront à s'accomplir et c'est un récit passionnant que recueille Vincent, son neveu. Les témoignages de ces deux survivants sont empreints d'un grand humanisme. Vincent Rivasseau qui n'a pas connu les événements, en capteur de mémoire, nous offre un livre récit authentique, agréable à lire et qui, en aucun cas, ne laissera le lecteur indifférent...

GUY RIVASSEAU & LE PERE BEGUERIE

 

Collection Littérature, 124 pages, 16x24 cm, ISBN : 2-84622-095-6
 
Lire la presse

" Longtemps, on a peu parlé de Saucats, les circonstances de l'attaque était mal connu, ou trop amères. Le héros de Saucats a peu exploité sa mémoire de survivant réputé unique. "
Sud Ouest
, 13 juillet 2004.

" Ces deux témoignages, d'un grand humanisme, évoquent une page douloureuse de l'histoire. "
Magazine 39 45
, février 2005.

Découvrir Vincent Rivasseau

" Ce qui m'a intéressé, c'est de rendre leur voix à ces hommes qui ont toujours des choses à dire aux générations d'aujourd'hui. "

Découvrir un extrait

" - Que se passe-t-il ?
- Les Boches, mon lieutenant !"
Il passe à ce moment-là le haut du corps par la porte et reçoit une rafale en pleine poitrine. Il s'écroule et roule contre la cheminée. Peu de temps après, il était mort, sans avoir pu prononcer une parole. Seul près du lieutenant mort, j'ai alors vidé les deux chargeurs de ma mitraillette Sten. Ce n'est que bien des années plus tard que j'ai su avoir grièvement touché un de nos assaillants. Bientôt, je manquai totalement de munitions... J'ai su plus tard que la résistance de mes camarades enfermés dans leur chambre, qui dura près de trois heures, obligea les assaillants à aller chercher un canon. Amené à trois cent mètres de la maison, il eut tôt fait de démolir entièrement les deux chambres... "

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